Communiqué de presse [sq]

Syrie

17 septembre 2013

Dimanche soir 15 septembre, le Président de la République, M. François Hollande, a qualifié la Syrie de « tragédie la plus grave du début du 21e siècle », avec ses 120.000 morts, la moitié de la population est déplacée (deux millions de réfugiés), et, le 21 août, dans ce cortège d’horreur, il y a eu un massacre chimique », avec 1.500 civils tués.

Il a qualifié l’accord de Genève entre Américains et Russes d’ « étape importante », mais « ce n’est pas le point d’arrivée ».

Le 16 septembre, les ministres des Affaires étrangères américain (M. John Kerry) et britannique (M. William Hague) se sont rendus à Paris pour travailler au dossier syrien avec le ministre français M. Laurent Fabius. Ils ont été reçus par le Président Hollande et ont également eu une réunion de travail avec leur homologue turc, M. Ahmet Davutoglu.

Dans sa conférence de presse, M Fabius a estimé que l’attitude de « l’attitude de fermeté » de ces pays a payé : « Le régime syrien n’a pas eu d’autre choix que de s’engager à éliminer ses armes chimiques, des armes dont il niait encore l’existence il y a seulement quelques jours ».

L’objectif de cette réunion de Paris, après l’accord américano-russe de Genève, est « que cet accord soit rapidement mis en œuvre pour éliminer une fois pour toutes la menace chimique que le régime syrien fait peser sur sa propre population et sur ses voisins. Nous voulons très vite des actes concrets et vérifiables, en gardant à l’esprit que toutes les options doivent rester sur la table si les déclarations ne sont pas suivies d’effet sur le terrain. C’est pourquoi ce que l’on appelle le P3, c’est-à-dire les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France, veut obtenir du conseil de sécurité des Nations Unies, dans les jours prochains, une résolution forte, qui appuiera de toute l’autorité du Conseil le plan de désarmement chimique et qui prévoira bien sûr des conséquences sérieuses s’il n’était pas appliqué… ».

Aujourd’hui 17 septembre, le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius se rend à Moscou où il sera reçu par son homologue, M. Serge Lavrov.

M. Fabius a également insisté sur la nécessité de relancer l’objectif d’un règlement politique qui est la seule façon de sortir de la crise, et dont les principes de ce règlement ont déjà été définis à Genève il y a un an et demi.

« Nous allons renouveler nos efforts conjoints dans les semaines à venir et même dans les jours à venir pour construire une solution politique en concertation avec tous les pays qui souscrivent aux principes qui ont été agréés à Genève.

Nous savons que pour négocier une solution politique, il faut une opposition forte. Nous comptons donc également renforcer notre soutien à la Coalition nationale syrienne et dans cet esprit, il sera organisé à New York, à l’occasion de l’Assemblée générale des Nations unies, une grande réunion internationale autour de la coalition nationale syrienne ».

Dernière modification : 09/11/2015

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