Kek à Tirana [sq]

Article de Mylène Mordin
Lorsqu’on demande aux élèves albanais « qu’est-ce que vous connaissez comme bandes dessinées ? », ils restent silencieux. Face à leurs yeux ronds, on leur explique le terme, leur parlant des comics des Etats-Unis, des mangas du Japon, des BD de Belgique, d’Astérix et Obélix et de Superman, et c’est là qu’ils comprennent. Ils connaissent bien sûr, mais n’ont jamais eu l’occasion de s’y intéresser. La Francophonie 2012 leur aura donné la possibilité de le faire.

Le samedi 17 mars à 11h au Qendra Ten a eu lieu le vernissage d’une exposition de BD. Il s’agissait des bandes dessinées de l’auteur Kek, venu spécialement de Paris pour l’occasion. Ses planches parlent des amours d’enfance, des souvenirs du collège, de son chat Tao : elles sont drôles, légères, et elles sont surtout accessibles pour le public des petits apprenants de français.
Etaient présents au vernissage Madame l’Ambassadeur et son époux, la directrice des affaires cultuelles de la Mairie de Tirana, des professeurs de français, et des collégiens venus rencontrer cet auteur dont ils attendaient la venue. Kek a pu présenter ses planches avec humour, en partageant ses anecdotes sur « les années collège », titre de son dernier album.

Les élèves des collèges Sabahudin Gabrani, Dora d’Istria, Edith Durham et Emin Duraku étaient eux aussi invités à partager leurs souvenirs d’école avec le concours de bande dessinée organisé par Mylène Mordin. C’est pendant le vernissage que Reida, élève de VIIe au collège Edith Durham, a reçu le premier prix, Fatjona de la même classe le deuxième prix, et Iliana, élève de VIe à Emin Duraku, le troisième prix. En plus de leurs cadeaux, ils ont chacun reçu un album Les années collège dédicacé par Kek.

La découverte de la bande dessinée ne s’est pas arrêtée à cette exposition ; des ateliers ont été organisés dans les collèges et à l’Alliance Française, afin de présenter quelques techniques de dessin aux élèves.

La bande dessinée est un langage. Une langue, c’est un ensemble de codes que chaque locuteur accepte de suivre afin de se faire comprendre. De même, dessiner une bande dessinée, c’est suivre un certain nombre de codes : une bulle en forme de nuage veut dire que le personnage pense, des guillemets pour les yeux montrent qu’il est heureux, des gros sourcils lui donnent du caractère... C’est ce que Kek a expliqué aux élèves, partageant ses astuces avec les enfants ravis de découvrir comment faire naître des personnages tous différents les uns des autres en quelques coups de crayon.

Outre ses visites dans les collèges, Kek a rencontré une vingtaine d’étudiants de l’université des arts venus découvrir l’exposition avec leur professeur Ardian Isufi.

L’exposition est désormais à Berat, et l’action de l’Ambassade pour la découverte et la diffusion de la bande dessinée française ne fait que commencer…

Présentation de Mlle Mylène Mordin.
Mme l'Ambassadeur avec les élèves.
Kek remercie l'Ambassade.
Les années collège.

Dernière modification : 28/03/2012

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