Séminaire "La formation comme outil de développement dans la carrière" [sq]

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Je tiens à féliciter les organisateurs de cette rencontre, Madame la Ministre et Madame la Directrice du Département de l’Administration publique, DAP ainsi que le Directeur de l’Ecole albanaise d’administration publique, ASPA qui nous accueille dans ses locaux rénovés.

Cette rencontre vient à un bon moment, celui où notre jumelage est déjà entré dans sa phase la plus active avec nos partenaires, et ou l’Albanie voit ses efforts récompensés par une recommandation positive de la Commission européenne pour l’ouverture des négociations à l’intégration à l’Union européenne.

Une recommandation néanmoins conditionnée à la mise en œuvre de la réforme de la justice et à la loi vetting.

Une réforme qui, comme celle de l’administration, aura pour objet de conforter le rôle d’agents publics capables de relever les défis d’un Etat moderne.

En créant le statut de la Fonction Publique après-guerre, Maurice Thorez, ministre d’État en charge de la Fonction publique dans le gouvernement provisoire du général de Gaulle, déclarait :

« Ce statut donne aux fonctionnaires la possibilité de contribuer dans une large mesure à la correction des défauts actuels de notre administration et lui rendra son efficacité, parce qu’il permettra de promouvoir à la tête des différents services et aux postes les plus importants, des agents d’une valeur éprouvée, ayant le goût de l’initiative et le sens de la responsabilité. »

Fonctionnaires, nous sommes investis d’une responsabilité éminente.

Les responsables publics et les institutions qu’ils représentent sont les garants de l’ensemble des principes de la République, que proclament, avec des mots si simples et clairs, la Déclaration des droits de l’Homme, le préambule et le titre Ier de la Constitution de la République française.

Ce sont des valeurs universelles, fondatrices de l’État de droit moderne, placées depuis 1789 au cœur du contrat social conclu entre le peuple français et ses gouvernants et reçues en partage par toutes les nations démocratiques.

Ces principes sont aussi ceux du service public, de son organisation et de son fonctionnement quotidien : la continuité, l’égalité et la mutabilité, qui ont été systématisées au début du XXème siècle et auxquelles s’ajoutent les principes de neutralité et de laïcité.

Ces règles de conduite animent l’ensemble des agents de la sphère publique, sans pour autant exclure ou entrer en contradiction avec d’autres valeurs professionnelles, comme la reconnaissance du mérite, l’efficacité ou la performance.

C’est seulement en respectant ces valeurs et ce cadre normatif qu’une administration répond à l’intérêt général et peut s’adapter aux changements.

Mais aucun fonctionnaire, aucune institution ne pourra atteindre les objectifs de transformation de l’état et relever les défis du temps présent, sans que leur démarche soit guidée par une éthique de l’exemplarité.

La réforme des institutions est en route mais la réforme des comportements doit suivre et permettra de construire un État de droit conforme aux exigences de démocratie, base du développement et de la richesse des peuples.

En cela la formation reste une voie indispensable à l’appropriation de tels engagements.

Dernière modification : 24/11/2016

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